16 février 2009
Albert ROBIDA
Albert Robida (1848-1926)
est écrivain, dessinateur, graveur, illustrateur, caricaturiste…
Ses talents sont variés, son œuvre est brillante, innombrable…
Il a écrit des dizaines de romans (d'aventure, d'anticipation), publié des ouvrages sur le patrimoine et l'architecture…
Il a aussi illustré les livres des autres, réalisé des milliers d'images pour les journaux et périodiques de son temps.
Son génie nous écrase, nous laisse pantois !
Robida, plus facétieux que Jules Verne, à tout inventé :
La télévision, les machines de guerre du XXe siècle, toutes sortes de fusées et de soucoupes volantes…

Téléphonoscope, hors-texte du Vingtième Siècle, 1883
(le spectateur regarde le théâtre de chez lui, grâce à cet appareil !)
J'avais entrepris d'écrire un article un peu fourni, mais j'ai rencontré un problème de liaison avec le site, tout ce que j'avais fait a été effacé. Je n'avais pas enregistré de "brouillon" et, maintenant, je n'ai plus le courage de recommencer.
Qu'importe ! il existe une association des amis d'Albert Robida à laquelle il est possible d'adhérer et qui publie un excellent bulletin. De nombreux sites le citent, en parlent, l'exposent…
On aussi peut télécharger quelques uns de ses ouvrages, sur le site de l'association ou sur celui de Gallica…
Robida a été un grand fantaisiste…
La sortie de l'Opéra en l'an 2000
Et un grand observateur.
De son temps, il a conservé, en image, le témoignage du Chat Noir :
Dans La Caricature, journal qu'il a lui-même créé, il fait le portrait d'Émile Zola…
et évoque les bains de mer :
Afin d'alimenter ma série d'illustrateurs (tout juste entamée par Guillaume), pour ne pas en interrompre le fil ténu, je vais tout de même reproduire quelques images, prises dans ma collection de cartes postales et de chromos publicitaires. Il s'agit de vues du "Vieux Paris", cette attraction spectaculaire organisée par Robida durant l'Exposition Universelle de 1900.
C'est très amusant, la réalisation de ce Paris imaginaire, disparu quelques années plus tôt, du fait de la restructuration haussmannienne de la capitale.
"Cette résurrection du Paris d'autrefois est l'œuvre d'un maître artiste dont l'érudition égale le talent, M. Robida, qui a choisi judicieusement dans les vestiges du passé, groupé et juxtaposé avec un art infini pour l'harmonie de l'ensemble les morceaux les plus intéressants, les plus typiques du moyen âge, de la Renaissance, du XVIIe et du XVIIIe siècles." (1900, L'Exposition de Paris, Guide illustré du Bon Marché)
Le Vieux Paris était installé au cœur de l'Exposition, sur les berges de la rive droite, au bas du Trocadéro. Il s'étalait sur une longueur de 260 mètres.
Paris Exposition 1900, Librairie Hachette & Cie, Paris, 1900
J'ai la chance d'avoir un guide entièrement consacré à cette attraction.
Grâce à lui, je peux m'y promener, en imagination…
On y trouve la maison du pendu :
Un grand théâtre :
Enfin, je suis également très content de posséder un exemplaire de l'Ile des Centaures, texte et dessins de Robida. Je ne l'ai jamais lu, mais je regarde parfois les images, qui me font rêver…
Les livres de Robida sont assez rares. Is sont chers, car ils attirent les collectionneurs. Très peu sont réédités. Regardez dans votre grenier, vous en retrouverez peut-être quelques uns !
14 février 2009
MAIS C'EST DANS LE TEXTE !
N'ayant guère le temps d'alimenter ce blog. Je me propose d'exposer quelques uns de ces illustrateurs merveilleux de la Belle Époque. Ils sont mal connus, aujourd'hui, quasiment oubliés, sauf de quelques amateurs ou collectionneurs. Ils mériteraient pourtant un travail approfondi.
Il faudrait, évidemment, faire l'histoire de l'illustration dans les livres et dans les journaux, au tournant du XXe siècle, de son incroyable développement grâce aux nouveaux moyens de reproduction qui apparaissent à la fin du XIXe siècle.
Le chantier est immense.
Il ne s'agit, ici, que d'en faire pressentir l'importance…
Je commence avec Albert Guillaume (1873-1942)
Peintre, affichiste et caricaturiste.

Albert Guillaume, Concours de bridge, 1905

Une affiche de Guilaume, on remarque l'influence exercée par Chéret…
À l'Exposition Universelle de 1900, Guillaume présenta son Théâtre des Bonshommes Guillaume, qui était une sorte de musée de cire… Preuve, s'il en faut, de la logique "spectaculaire" qui anime la société de la Belle Époque. Le dessinateur est ici à la recherche d'une nouvelle forme de spectacle (qu'il nomme "théâtre", faute d'un autre mot).
"Théâtre des Bonshommes Guillaume. — C'est un théâtre de marionnettes tout à fait perfectionnées ; la salle, charmante, est ornée de magnifiques peintures représentant des vues du parc de Versailles. Le spectacle consiste en quatre tableaux très amusants : le premier représente la place de l'Opéra avec tout le va et vient de la foule, puis la nuit vient, la ville s'illumine et l'on assiste au passage de M. Loubet. Le second tableau représente le passage d'un régiment sur la place d'un petit bourg, au soleil levant. Le troisième, un salon mondain, le quatrième enfin, le Bal des Quat'z-Arts, de tapageuse mémoire" (1900, L'Exposition et Paris, Guide illustré du Bon Marché).
Ses dessins parurent dans des journaux illustrés tels Gil Blas, le Rire, l'Assiette au beurre ou le Figaro illustré. On lui doit également de très beaux albums, qui regroupent des séries de tableaux de la vie mondaine ou demi-mondaine.
Voici, parmi des milliers d'autres, une planche que je trouve très drôle, parue dans le Gil Blas, à la date du 19 mars 1893, sous le titre "Mais c'est dans le texte"
Mais c'est dans le texte !





































